David Lebel chanteur québécois, paroles des chansons du mini-album 4 temps.

Accueil | Musique | Paroles | Extras | Bio | Magasin | L'album | Contactez-moi

  paroles
Procurez-vous le disque 4 temps
 
------------------------------------------------------------------------------------------

Les paroles des chansons
Voici les textes des chansons se retrouvant sur le mini-album 4 temps. Les textes des autres pièces s'y retrouveront très bientôt.

Le touristes | Le sang des autres | L'hiver | Nos peurs

Le touriste (David Lebel)

Oh oui, mais toi t’es qu’un touriste
Tu connais rien et tu es sinistre
Tu te fous bien de mon histoire
Tu vois, tu jettes dans ta mémoire

Pour certains, t’es comme une manne
Pourrait-on dire tombé du ciel
Pour moi tu salis, tu profanes
Tu viens voler tout notre miel

Sans perspective en général
Tu embrasses tout sans rien étreindre
En surface et dans le banal
Jamais rien ne sait t’atteindre

Que l’on t’irradie de beauté
Ou que l’on te gave de sacré
Tu ne seras jamais, jamais excédé

Mais toi tu n’es que le touriste
Tu regardes mal et tu t’éclipses
Tu t’es encore perdu

Regarde donc un peu cette ville
Parfois ça serait pas un peu toi
Dans ton regard si peu fébrile
On sent cette fois monter l’effroi

Ta vie comme une carte postale
Ne t’amène plus aucun émoi
D’une platitude des plus fatales
T’es confiné au calme plat

Le sang des autres (David Lebel)

Comment avez-vous su préserver cette candeur
Qui sait si bien détruire et si mal me nourrir
Comment avez-vous su contrefaire cette grandeur
Qui ne sait que tromper ou encore mieux masquer

Est-ce à l'ombre de la souffrance que je dois m'élever ?

Comment avez-vous su m'immoler de stupeur
Voler mes convictions me remplir d'affliction

On ne peut s'opposer à la vertu, vous pouvez nous croire
Nous allons triompher, nous sommes têtus vêtus de pourpre ou de noir

Et encore une fois
Nous répandrons le sang des autres
Au nom d'une foi, que nous avons faite nôtre
Sans toutefois savoir pourquoi
Et encore une fois, nous abuserons

Comment espériez-vous me convaincre de manger
De ce pain si rance que l'on nomme espérance
Tous vos bons encens ont l'odeur de la poudre
Et toutes ces bonnes gens ne craignent que vos foudres.

On ne peut s'opposer à la vertu, vous pouvez nous croire
Nous allons triompher, nous sommes têtus vêtus de pourpre ou de noir

Tous soubresauts d'espoir je les ai rangés
Tous soubresauts d'espoir je les ai rangés
Dans vos écrins de douleurs

L’hiver (David Lebel)

Vraiment bien peu de chose
M’embaume de lumière
Si ce n’est qu’un matin d’hiver
Que le soleil compose

Alors m’éblouit
Ce souverain sans nation
Arborant plus de mille noms
Il m’abreuve d’infini

Devant cette vision de givre
J’en oublie presque la bise

Ce territoire immaculé
Sait m’obliger à être entier
Et dans son cœur tout enneigé
Je résiste à toute vanité

C’est plongé dans ce froid
Que l’on comprend vraiment
Qu’ici le givre fait loi
Et qu’il n’en sera pas autrement

On peut nier notre nature
Mais le vent connaît
Notre juste mesure
Tout ce que l’on est

Devant l’étendue de son emprise
Notre grandeur est quelque peu compromise

Mieux qu’une ivresse soudaine
L’hiver est délivrance
Toute résistance est vaine
À cette glaciale transe

Nos peurs (David Lebel)

Si je le pouvais,
J’éradiquerais
Toute l’inquiétude qui ronge ces mères
Qui en deviennent parfois meurtrières

Mais on ne peut disposer
Si facilement
De toute cette douleur
Qui réclame parfois tant d’horreur

Ne nous laissons pas réduire à nos peurs
Ne nous laissons pas réduire à cette noirceur

Mais il serait trop facile
De juger de chercher asile
Dans cette atrophie du cœur
Et répandre tant de malheur

Toutes nos aspirations
Seront dissoutes dans ces intentions
Qui ne feront que nous enfermer
Dans une vaine sécurité
Dans une vaine sécurité


Tous droits réservés © 2005 David Lebel


 


Radio Lebel
Écoutez les pièces de
l'album 4 temps en "stream"

Envoyez cette page à un(e) ami(e).

 

 
 
 
tous droits réservés © 2005 David Lebel